• LAHAYE CHRISTINE Praticienne en santé naturelle et bien-être

Centres d'intérêts :
aromathérapie, massages, Médecine Chinoise , relaxation

Articles de christine-lahaye

Naître

Par Le 01/07/2024

                                                                                       Naître

 

Je suis née, un 2 Juillet....suis-je réellement là? Réellement et pleinement incarnée ?  Suis-je dans ma vie, ou suis-je en train de la survoler ? Ne pas entrer pleinement, éviter, contrôler, fuir ou revenir ? Nous passons notre temps dans la négociation. Nous négocions tout et avec tous. Nous négocions avec nos peurs, nos angoisses, nos besoins et envies, avec nos croyances...avec le sens à donner à notre vie.

Survoler me donne la terrible illusion d'exister puis que "je sais". J'ai mes certitudes ! Et je m'y accroche alors même qu'elles peuvent se retourner contre moi...mais l'illusion est reconfortante...calme, câline. Elle nous prend dans le sens du poil, nous permet de dormir encore un peu, tout en redoutant le Reveil. 

Survoler pour éviter de plonger encore un peu plus profondement en Soi. Plonger dans nos méandres, se confronter, arracher "ce caillou" dans notre chaussure. Oui, mais ce caillou là est connu, géré, contrôlé...et puis pourquoi faire? Avoir encore un peu "mal", devoir changer les chose, moi ?! Non mais Oui,  car enlever les cailloux de nos chaussures, ces clous c'est une Résurrection, simplement, surnaturellement. Alors la question est : Suis-je en Amour pour moi-même? Bien souvent la réponse est "non"..enfin, si. Là aussi est l'illusion. Illusion car nous attendons l'autorisation de s'aimer, de s'apprécier, de passer du temps seule, avec soi-même. Cet amour de soi, pour soi passe par le regard des autres. Leurs assentiments. Ce regard va me permettre de me trouver en société, dans un groupe, d'être accepté, voire même nommé !  A quel prix cette normalité? 

Alors oui, nous avons besoin de nous défaire de nos vieux vêtements pour renaitre. Un peu comme le Christ qui a abandonné son suaire, sa sépulture pour sa résurrection. Pour accéder au Divin. 

Chaque choix que l'on fait pour soi-même ( Soi m'Aime) est une Renaissance et non pas à renoncement, car ce dernier améne à la Libération de l'Être que nous sommes. 

Avec tendresse

Christine

 

De chair et de Sang ?

Par Le 26/07/2023

                                                                                                            De chair & de sang ?

 

 

Nous serions faits de chair et de sang ? Seulement ? Non. Ce qui nous crée porte  un autre nom : peur. Peur sous toutes ses formes , les angoisses qui nous reveillent la nuit, la peur de perdre, de manquer, d'être rejeté, de ne pas exister. Nous avançons avec, jour aprés jour au point de ne plus en avoir conscience. Nous devenons aveugles, sourds et muets.

Quelles parts de nous existent encore sous cet amoncellement de petites morts quotidiennes ? On renonce à dire, parler, s'imposer...disparaitre est préférable à la perte de nos illusions, de perdre le regard de l'autre, d'être accepté non pour Qui l'on est, mais pour qui on nous demande d'être. On se fond dans le moule, ce moule précieux forgé par nos familles, notre société, nos croyances...moule que l'on a du mal , même physiquement quelques fois, à briser.

En y regardant de plus haut comme l'Aigle, ou de plus prés comme la Souris, que voyons nous réellement ? Un jeu de l'égo où les peurs s'entassent les unes sur les autres jusqu'à ce que cela deviennt notre réalité puisque l'on ne voit plus que cela.

En fait, c'est une illusion. Nous avons la possibilité de sortir de ce jeu, de devenir des êtres conscients.

Il m'a fallut du temps pour conscientiser cela. Il n'y a pas de prison sauf cela que l'on se construit. Les Kahunas disnt que le monde est tel que  je le pense. Alors ? Alors si vous changiez votre maniére de penser, d'appréhender le monde ?

Le chamanisme m'a ouvert de nombreuses portes et me procure la Paix. Le chamanisme parle de coopération, de liberté, de conscience, d'univers. Il n'est pas culpabilisant, il est Conscience, Univers, Guerison. 

 

                                                     Demandez vous juste : Qui a peur ? Qui parle ? Qui a besoin ? 

 

 

Le livre d'une Médium

Par Le 30/06/2022

                                                                                                    Petit manuel de survie  pratique

 

  

 

Le commencement 

 

"Je te donne le pouvoir ou rien" me dit le verre du ouija.

"Rien"  A peine ce petit mot fini que tous les carreaux de ma baie vitrée éclatent, ensemble. Mon amie et moi avons eu le temps de sentir " quelque chose" grossir dans la piece puis exploser.

Nous n'avions rien. Du moins, rien de visible....pas encore.

J'avais 15 ans, ma grand-mére décédait quelques jours plus tôt, ma mère me demandait d'entrer en contact avec elle. Pourquoi pas ? Il faut dire que c'est naturel pour moi de communiquer avec les objets, pierres, défunts, plantes... Mais voilà, je ny connaissais rien, donc aucune protection, aucun point de répére, rien, nada.  Je me disais que cela ne pouvait pas être pire que lorsque j'étais enfant et que l'on me visitait pour me piquer mes énergies. Je sentais ces bouches édentées dans mon cou, je ne pouvais ni bouger, ni crier. Mes yeux grands ouverts fixaient l'orage. j'avais 5 ans. J'étais perdue dans ce lit en fer forgé blanc. Ces bouches sont revenues plus tard lorsque j'avais 12 ans.

C'est à peu prés à cet âge que j'ai été confrontée à une présence "tangible". Mon pére habitait encore à La mure en Isére. Il venait de faire construire une maison sur un joli terrain un peu en hauteur de la ville. Aller dans ma chambre me terrorisait. Je prenais un crucifix, une lampe torche, fesait le tour de l'armoire, regardais sous le lit puis me jetais sous les draps. Faudra venir me chercher!

Et un soir, j'entends du bruit là, juste au bout du lit, sur la chaise...je repousse les draps, récite toutes les priéres que je connais et regarde en faisant la grimace. C'était là. C'était du Noir en mouvement, comme de la lave refroidie et des yeux rouges flamboyants qui me fixaient. Désolée, l'image fait cliché, mais croyez moi, cela fait surtout trés peur !  Je me suis remise sous les drap. Ce n'est jamais revenu.

En parler ? A qui ? Des fabulations de gamine...et quand on sait que toute petite mes parents m'ont conduite chez le psy parce que je nétais pas normale. Je parlais toute seule, en fait non j'avais des amis invisibles, je riais tout le temps, toujours de bonne humeur.

 

Donc les carreaux éclatent, je prends conscience que je n'avais jamais discuté avec mamie mais avec autre chose. Cette autre chose s'est multipliée au fils des jours, me collait quoique je fasse, où que j'aille. Moi seule. Mes fréres et ma mére allaient bien même s'ils trouvaient l'atmosphére un peu lourde. Moi ? Je me deplaçais furtivement, prenais ma douche dans le noir, rasais les murs avec la peur au ventre. Aucun répis. Et puis toutes ces questions. POurquoi moi? Suis-je normale? Ne rien dire sinon on me traitera encore de folle. L'apogée quelques nuits plus tard où invariablement j'étais griffée et mordue.  Je me bagarais contre quelque chose que je ne voyais pas, car toujours dans mon dos, que je ne connaissais pas. L'enfer. Que faire ? Qui voir ? Je dépérie. J'ai peur.

Puis une nuit où je sentais l'étreinte de l'étranglement, je me suis mise à caresser ce bras et à murmurer : pourquoi tu me hais ? Moi je t'aime". Le bras a laché prise ! 

 Au vue des marques, ma mére m'écouta. Le lendemain elle tomba sur une pub  des  "disciples d'Allan Kardec, groupe Phocéen". Nous voilà toquant sur cette porte en bois beige, et dans mon sac, l'éspoir de réponses et de solutions. Nous sommes non adhérantes, nous ne pouvons qu'assister à la séance. Les lumiéres s'éteignent et je me concentre sur le magnifique tableau d'un berger et de ses moutons. Les couleurs sont lumineuses, apaisantes. Je respire. On rallume, on pose des questions et je demande où est passé le beau tableau. 

"Quel tableau ?"

"Celui de st Jean Baptiste, avec les moutons; Il était juste là"

"Et tu l'as vu alors que la piéce était noire? " Effectivement cela était suspiçieux!! 

"Lors de la prochaine séance, viendras t'assoir avec nous." Je m'enhardis et explique mon probléme. On me met en contact avec une femme adorable qui va m'enseigner les premiers pas dans l'invisible, purifier ma maison et moi avec. C'est avec elle que j'ai commencé à passer les âmes. A ne plus avoir peur. Je me savais comprise, écoutée et crue. Cela change la donne. C'est moi qui gagne!Je me souviens d'une fois, où au 1er étage d'une maison, se tenait un pendu. Je le voyais trés distinctement et ai entamé une discution avec lui. Le temps ne se déroule pas de la même maniére que " chez nous": il attendait sa femme pour voir ce qu'elle dirait. Il a fini par s'en aller rejoindre La Lumiére.

J'ai toujours cette facilité à naviguer entre les mondes et voulez-vous que je vous dise ? J'aime cela ! 

 

C'est ma chamane, Sigrid-Sophie Kahnis (a rejoint les Etoiles), qui m'a appris à faire les "dégagements", c'est-à-dire "chasser" l'intrus. Je ne cessais de l'appeler au secours avec mes problémes d'entités. J'en avais continuellement et ne savais pas m'en defaire. Je me demandais ce que j'avais fait au Ciel pour avoir mériter cela . En fait nous sommes en grande partie responsables. Tirer les cartes, faire un soin, un massage, partir en transe, manquer de respect vis-à-vis d'ancêtres, vis-àvis de soi, c'est ouvrir une brêche, voire une porte dans l'invisible. Elle m'expliqua aussi que l'on peut " forcer" l'autre à se nommer surtout si l'attaque a lieu le soir. Puis dans un second temps, elle me donna une priére de protection. C'est une priére d'ouverture de l'Espace Sacré. A faire avant tout acte. Je la partage avec joie et vous demande de ne pas vous en dire l'auteur.

 

Sigrid part du Sud  avec le serpent (la transformation)  et non de l'Est, elle se base, en partie, sur le chamanisme Inka. Mais avant, je voudrais préciser un point : Dans la chamanisme l'approche des animaux, des totems, des symboles est différent de l'approche religieux. Par exemple, le serpent est un protecteur, un transformateur. Il n'est en rien relié au " diable".